Devoro caro humana… ergo sum?

Depuis ma découverte du concept du zombi, j’ai développé une fascination pour les hordes, l’apocalypse, et tout ce qui concerne la survie dans le cas où cela surviendrait. Petite, je me jetais sur tout un tas de livres que ma Maman gardait sous la main (elle semblait avoir une passion pour le surnaturel, elle aussi, et surtout le paranormal et la vie après la mort), et je me délectais des histoires de monstres…

Pour autant, je n’avais jamais été très enthousiastes des premières formes de zombis que j’ai rencontrées—celles du vaudou, qui sont des cadavres réanimés (ou peut-être tout simplement des gens pas morts qui ont été drogués pour détruire leur conscience, enterrés puis déterrés à nouveau?). Cela les rendrait corvéables à merci, des victimes inconscientes de leur propre esclavage. Personnellement, ce concept ne me plait pas. C’est trop réel et affreux pour me convenir. Niet. Je passe.

Ceux que j’aime, ce sont les zombis “surnaturels”. Les cadavres qui reviennent à la vie, par une drogue, un virus, magie, ou toute autre procédé inexpliqué.

Jeune adulte, je faisais des plans dans ma tête. Si demain il y avait une apocalypse zombi, qu’est-ce que je pourrais bien faire pour m’en sortir?

Je ne sais pas si c’est un truc de neuroatypique, ou si ça vous le fait aussi… mais les personnages dans les films, les séries TV et les romans, m’agacent toujours fortement. Ils font des choix de merde, se mettent dans des situations dangereuses, ne pensent qu’à leur pomme et, au final, périssent ou font périr les gens autour d’eux.

Et en 2007, cette bédé de Boulet m’avait rassurée (Boulet, l’homme que j’aurais tenté d’épouser (à son insu) si je n’avais pas rencontré mon cher et tendre épouxe actuel—oui moi aussi j’ai une passion pour les roux, proute, voilà).

Oui! Soulagement! Les geeks et les nerds sauraient nous sortir de cette panade!

Et puis on a eu le Covid, et ça a totalement changé mon opinion sur notre survivabilité. On est fichus. En fait, c’est bien beau de se bercer d’illusions, mais dans un monde où il y a des je-m’en-foutistes, des complotistes… ce n’est pas une poignée de geeks et de neuroatypiques qui pourront réellement renverser une situation. Survivre, peut-être pour une poignée perdus au fin fond de la montagne… mais rétablir une société? Je n’y crois plus.

Quiconque a lu The Zombie Survival Guide de Max Brooks a une meilleure chance de survie que les autres. Les ressources sur le sujet font foison, même si toutes les opinions ne sont pas toujours en accord.

Ici, je ne vous présenterai que les miennes. Elles diffèreront très probablement de celles que vous avez entendu jusqu’ici, ou même des vôtres… et c’est okay! C’est juste une corde de plus à votre arc des possibles. Juste un son de plus à ajouter à la musique de vos histoires. Quelques infos croustillantes de plus à exploiter à votre table.

On part déjà perdants?

Il y a quelques temps, les zombis étaient encore des machins lents et bêtes qui avançaient pas assez vite pour être vraiment difficiles à éviter. C’est surtout leur nombre qui pouvait devenir dangereux—mais en allant à des endroits peu peuplés, on pouvait avoir une chance.

De nos jours, ces zombiscargots-là, je ne crois pas une seconde que l’armée aurait un souci quelconque à redresser la situation (probablement pas immédiatement, et probablement en bousillant au passage un paquet d’innocents, mais… euh… “il faut ce qu’il faut”? Horreur).

Les zombis lents n’ont aucune chance contre l’humanité. Les gens iraient probablement même les chasser, pour le sport. L’être humain a l’expérience nécessaire pour combattre les ennemis qui n’ont que leurs muscles comme arme. Il suffirait, par exemple, d’y aller avec une armure intégrale. N’importe quelle arme tranchante ou contondante serait alors supérieure aux zombis, et on a des armes à feu automatiques, des missiles, des explosifs, des bombes nucléaires…

Ils sont incapables d’utiliser des armes, des véhicules, de stratégifier, de penser à porter des protections, d’agir à plusieurs… Le fait de n’avoir aucune crainte, de ne pas ressentir la douleur, d’être nombreux, n’est pas suffisant pour l’emporter. Ça ne fait pas des zombis de bons combattants.

En plus, ce ne sont au final que des cadavres—leurs yeux vont pourrir rapidement, les laissant aveugles, et leur corps va suivre pas longtemps après. Les insectes, les rats, les oiseaux qui se nourrissent de charogne, tout le microcosme qui se nourrit de chairs mortes en général, va leur sauter dessus et les faire disparaitre rapidou-prestou.

Mais maintenant, dans les nouveaux films et séries TV, on les voit courir comme des dératés. Ils n’ont ni faim, ni soif. Ils ne ressentent pas la fatigue. Ils sont plus malins. Probablement qu’ils régénèrent, aussi. C’est le merdier.

Ne vous méprenez pas: j’adore voir tout ça, bien fougnée dans mon lit, tranquilloute, avec un petit thé et des croustis! Hors de question de cracher sur un bon petit Train to Busan, ou un All of Us Are Dead. D’ailleurs, je suis hyper friande de films de jombis Coréens—(à prononcer “tchoumbizes”, si je me trompe je ne veux pas le savoir!)—que trouve merveilleusement bien faits et rythmés.

Mais si ça devait nous arriver en vrai? Nope! Je suis pas d’accord! Rendez-moi immédiatement nos bons vieux zombis con-cons qui font du deux à l’heure et qui n’ont aucun instinct de conservation.

Et ne parlons même pas des zombis d’élite avec des super-pouvoirs qu’ils nous ont sortis récemment. Alors, okay, je comprends que c’est sympa pour les films, les jeux vidéos, etc., mais moi j’ai pas envie d’avoir à courir plus vite que le chien zombi, ou d’avoir à rouler-bouler (en beuglant “esquive! esquive!” pour la motivation) pour éviter le zombi qui crache de l’acide en guise de dégobi. J’étais déjà traumatisée à l’idée de Marvel Zombies, mais maintenant ça transpire partout dans nos chouchouxes culturels, et jusque dans les jeux vidéos (State of Decay 2, Left 4 Dead).

J’étais bien moins inquiète en jouant à Minecraft ou à Plants vs. Zombies! Ça m’allait bien, à moi, de niquer du zonzon grâce au soleil ou en lançant des petits pois.

Mais même dans les jeux vidéos où les zombies restent plus ou moins “normaux” (de la façon à laquelle j’ai été accoutumée, disons), ça commence mal.

Dans Project Zomboid—un des meilleurs jeux de zombis de ces dernières années—même l’intro finit par les mots “This is how you died” (”C’est comme ça que tu es mort·e”). Avant même que tu aies fait un seul pas avec ton personnage, tu sais déjà que tu as aucune chance (et oui, en effet, je suis morte d’innombrables fois dans ce jeu… c’est ptêt juste moi qui suis pas douée, cela dit!).

Il y a les hordes (dans 7 Days to Die, par exemple), comme dans The Walking Dead—partant tous dans le même sens, comme les oiseaux lors d’une migration, et exterminant toute vie humaine sur leur passage.

Ensuite, il y a les zombis “parasites” à la The Last of Us. Ceux-là ont été pourris par des champignons, pas merci les balades en forêt!

Ils sont tous reliés, tous connectés les uns aux autres comme les membres d’une ruche. Y’en a un qui t’a repéré? Tous les autres rappliquent.

Alors, certes, dans ce cas-là, si je devais parcourir la pampa avec Pedro Pascal à mon bras, ça serait un tout petit peu moins pénible de devoir gérer l’apocalypse zombi que toute seule, mais bon.

Je suis casanière, moi. Je préfère tenter ma chance, enfermée dans mon petit chez-moi cozy à moi que j’ai, avec les gens que j’aime, dans la discrétion la plus totale.

On aurait de bonnes chances de survie, en plus. Lors du Covid, j’avais assez dans mes placards pour nous faire tenir quelques semaines tranquillement avant de manquer d’approvisionnement. Le seul truc, c’est que mon épouxe devrait apprendre à péter plus discrètement. Puni de fayots!

Mes zombis, d’hier à aujourd’hui

Je vais vous parler aujourd’hui de mes zonzons à moi que j’aime.

Certes, je les aime, mais pas au point d’aller leur faire des mamours. Je laisse ça à la jeune actrice dans Warm Bodies—elle a quand même bien du mérite, avouons.

Certains de ces éléments de culture—les plus connus—on va passer dessus parce que vous les connaissez sûrement déjà et vous avez autre chose à faire. Mais j’ai quelques petites gemmes que j’ai envie de partager, et si jamais vous les connaissez aussi… on va être copains/copines!

Mention particulière pour Anna and the Apocalypse, qu’on a vu en fin d’année dernière. Je suis une grande fan de comédies musicales, et alors que je m’attendais à bien aimer mais ne pas forcément être emportée par l’histoire, j’ai regretté de ne pas l’avoir vu plus tôt!

Mais mon meilleur pari pour l’horreur, et les zombis en général, c’est à Dylan Dog que je le dois.

Je ne suis plus tout à fait sûre de ma première “vraie” expérience avec les zombis, mais je crois que c’était dans un de mes fumetti de Dylan Dog, à l’adolescence. Je connaissais le concept des zombis avant, bien sûr, mais c’est la première fois qu’ils ont agrippé mon cœur.

J’avais pris Italien en langue vivante 3, et j’avais eu la chance d’aller une semaine à Rome chez un correspondant. Il m’avait offert quelques Dylan Dog, Nathan Never et Martin Mystère, qui sont toutes des bédés italiennes—sans savoir que j’étais friande de monstres et d’histoires d’épouvante.

Ceux qui connaissent un peu Dylan Dog connaissent aussi certainement Cemetary Man (Dellamorte Dellamore), ce film avec Rupert Everett qui tue les morts récemment enterrés qui reviennent à la vie la nuit dans le cimetière dont il s’occupe…

Cela fait partie de l’univers de Dylan Dog, mais saviez-vous que ce personnage (dans le film et dans le fumetto) n’est *pas* Dylan Dog?

Il s’appelle Francesco Dellamorte, et est apparu dans une des histoires de Dylan Dog, nommée Orrore Nero, et parue en 1998.

On peut se tromper facilement, car les deux ont des points communs:

  • Dellamorte reconstruit un crâne-puzzle, Dylan construit un bateau en bouteille,
  • Ils disent tous les deux “Giuda Ballerino!” quand ils sont surpris ou embêtés,
  • Ils ont tous les deux un acolyte (Groucho pour Dylan, Gnaghi pour Francesco Dellamorte),
  • Ils se battent tous les deux contre des monstres sans même être étonnés de leur existence.

Ils sont dans le même univers, mais sont bien deux personnages différents…

Et ils ont tout de même pris Rupert Everett (qui a inspiré le character design de Dylan Dog) pour jouer Francesco Dellamorte…

Les sales! Tout pour nous enduire d’erreur!

Pour la petite anecdote, à l’époque je ne connaissais pas l’existence de Rupert Everett… et j’avais été ébahie par le fait qu’ils aient trouvé un acteur tellement ressemblant. Décédance de rire et de honte à la fois! 🙂

On reviendra à Dylan Dog plus tard, promis, parce que le point de vue dans cet univers fait partie du sujet que j’ai envie d’aborder dans cet article—Dylan Dog et ses zombis inhabituels—, mais avant j’ai aussi envie de vous parler de tout ce qui me trotte par la tête quand je pense aux zombis dans la culture.

Déjà, ceux dans les comics, en passant de Marvel Zombies à The Walking Dead… jusqu’à Blackgas par Warren Ellis (qui m’avait laissé une sensation d’effroi terrible à sa lecture). Des zombis conscients de leur état, horrifiés de ce qu’ils font sans pouvoir s’en empêcher.

Je suis terrifiée à la perspective que l’homme, finalement, est plus dangereux pour ses semblables que les hordes de morts-vivants.

Simetierre, dans un autre style de retour de morts-vivants, est une des lectures qui a marqué ma jeunesse. Dans ce roman de Stephen King, pas de patient zéro, pas d’infection… mais un genre d’infection mentale qui pousse les personnes en deuil à tenter encore et encore de ramener à la vie les personnes qu’ils ont perdu.

Il va sans dire que, après avoir baigné dans tout ça, j’étais obsédée par les plans pour survivre en cas d’apocalypse zombi.

L’apocalypse zombi est là, qu’est-ce que je fais maintenant?

On a tous des idées différentes à propos de l’apocalypse zombi. Y’a les gens qui y vont au bec de corbin (*wink wink Karousine*), et ceux qui y vont à la tronçonneuse. Y’a les gens qui vont filer au supermarché, et ceux qui vont aller crapahuter dans la montagne. Y’a ceux qui vont faire confiance à leur cardio, et ceux qui vont sortir en van comme l’Agence Tous Risques.

Et vous, vous choisiriez quoi?

Je vais partager mes propres choix avec vous, sachant qu’ils ont beaucoup évolué ces dernières années avec mon état de santé.

Mon arme de prédilection

Je choisis les pièges. Après tout, les zombis n’ont aucun sens d’auto-préservation. Les faire tomber dans un trou, ou les coincer derrière une barrière, et les niquer à distance? Yes.

Mon mode de transport

Pendant longtemps, je me disais que je choisirais la discrétion. À pied, ou bien en vélo.

Mais vu comment je me suis ramassée et niqué le bras immédiatement l’autre jour en rollers, peut-être qu’un autre mode de transport serait plus judicieux (et me permettrait au passage d’embarquer les gens que j’aime).

Alors aujourd’hui, je choisirais le camping car. Certes, je n’ai ni mon permis, ni l’expérience de conduire, mais je suppose que s’il fallait, j’apprendrais vite—après tout, le danger ne viendrait plus des autres conducteurs, mais des zombis. Après avoir regardé un paquet de vidéos sur la van life, ouais, ça serait le plus pratique. On pourrait aller à droite à gauche dans un meilleur confort, on pourrait transporter plus de ressources… et ça nous permettrait d’avoir un toit sur nos tête ce faisant.

Mon QG

Je vous dirais bien “mon chez-moi” mais avec nos baies vitrées, ça serait ptêt pas hyper judicieux. Si d’autres choisiraient d’aller immédiatement au supermarché, perso j’irais bien dans une bibliothèque. Déjà, on est pas supposé y faire du bruit, du coup on y attirerait pas les zombis (la ruse!). Et puis c’est le meilleur pari pour trouver des informations pour reconstruire une civilisation—même toute petite dans l’enceinte de la bibli.

On s’y ennuierait pas, y’aurait toujours de quoi lire, et la perspective de mourir entourés de plus de livres qui que ce soit d’autre… y’a pire!

Si en plus y’avait un toit où on pourrait faire pousser des légumes discrétos, ça serait top moumoute.

Les meilleures possibilités de réussite pour moi

Contre une apocalypse zombi, je ne me vois ni combattre, ni fuir. En deux minutes, je me fais rattraper et ronger les orteils—j’aimerais autant pas.

Alors voici mes compétences et mes avantages, ceux qui je pense me serviraient le plus:

  • ma discrétion—je suis sûre qu’en cas d’apocalypse zombi, je saurais m’empêcher de beugler mes chansons préférées à tue-tête.
  • mes capacités à apprendre—je suis une jack of all trades, je suis capable de trouver des solutions pour tout si je suis bien motivée.
  • ma parentalité—après avoir passé des années à devoir surveiller deux merdlings qui se foutaient en danger toutes les cinq minutes, j’ai un sixième sens d’alerte qui me permet de prévoir tout ce qui pourrait mal se passer (dans Destination Finale, la Mort peut aller se faire voir, je prévois tout)…
  • mes traumatismes passésaprès tout ce que j’ai vécu à la merci des personnes toxiques, j’ai développé une paranoïa qui au final m’a toujours servi à anticiper les problèmes. J’ai toujours six coups d’avance, parce que je sais que la personne toxique en a cinq.
  • mon amour sans fin pour ma famille—qui me ferait soulever autant de montagnes que nécessaire.

Alors certes, je ne sais pas tirer à l’arc, je ne sais pas faire des explosifs, je ne peux pas rivaliser avec les gangs qui vont se battre avec les zombis et les humains, prenant les rues d’assaut… mais je sais vivre une vie pépère, discrète, de recherche et d’empathie, et d’amour.

Je pense que c’est mon meilleur pari.

Les humains ne sont pas tous prêts à survivre

Sans compter le fait que l’homme est un loup pour l’homme, et que des factions vont rapidement se former autour des ressources pour les sécuriser (et empêcher les autres de les avoir, y’a qu’à voir la pénurie de PQ pendant le Covid)…

Sans compter le fait que déjà, parmi les hommes, il y a des voleurs, violeurs, meurtriers… qui vont pouvoir assouvir leurs pulsions dans un monde où les autorités sont occupées à combattre l’apocalypse zombi…

Même des gens comme vous et moi peuvent amener du danger pour les gens qui les entourent. Par inattention, par peur, par maladresse, par empathie même parfois!

  • Jean-Piètre oublie de fermer le verrou de la maison, paf, les zombis rentrent comme chez eux,
  • Marie-Flétrine ouvre la porte pour échapper aux zombis, se viande par terre au passage, et détermine le sort de toute la maisonnée qui va servir de collation aux zombis,
  • Jean-Tsouintsouin fait le con devant la Wii et envoie sa manette à travers la fenêtre, et zou, les zombis rappliquent pour jouer,
  • Marie-Glandue aime tellement sa famille que, même zombifiée, elle la garde enchaînée au radiateur de la salle de bain, qui n’est pas bien solide. Le prochain qui a une envie pressante va se transformer en soupe au caca pour zombis,
  • Jean-Niais s’est fait mordre le cul, mais il ne le dit à personne, scellant au passage le destin de toute sa famille.

Parmi tous ces gens qui me font rager devant les films d’horreur, il y a aussi ceux qui jouent leur vie à pile ou face. Sur une intuition à la con, ils décident de tenter un truc qui pourrait très probablement ne pas marcher,—comme prétendre d’être un zombi pour passer inaperçu. Genre, t’as fait des recherches ou t’as sorti ça de ton tutu?

Je dirais bien, “bon débarras!”, s’ils ne foutaient pas tous les autres en danger au passage.

Les types de zombis

Forcément, vous les connaissez!

Dites-moi si j’en ai oublié dans le lot!

Les zombis comme critique de la société

Bon, c’est pas moi qui ai inventé le concept du zombi comme critique de la société de son époque, hein. Ça a été étudié en long, en large, et en travers.

Ces oeuvres soulignent les peurs populaires du moment où les oeuvres sont crées. De la peur de l’esclavage éternel avec les zombis Haïtiens, aux zombis créés avec la science par les Communistes ou les Nazis, en passant par la critique de la société de consommation dans Dawn of the Dead (1978)…

Dans les films de zombis, on passe du gore absolu à des histoires absurdes, voire même drôles, mais ils sont généralement ancrés dans leur période.

Plus récemment, ce sont les peurs des maladies hautement transmissibles qui ont influencé les histoires de zombis. Ebola, la grippe aviaire… le Covid?

Amour et cannibalisme

Du coup, avec la récente sortie de la série TV Dahmer sur Netflix, on peut aussi s’interroger sur la critique sociale du cannibalisme, avec une petite tranche de zombi bien croustillante sur la même assiette.

Exocannibalisme et endocannibalisme

L’exocannibalisme est l’acte de tuer un étranger pour le manger. L’endocannibalisme, au contraire, est une pratique où un membre de son propre clan est consommé après son décès.

Les zombis ne s’attaquant pas entre eux (généralement), dans leurs cas ce serait donc de l’exocannibalisme.

Je passe sur toutes les maladies qu’on peut choper quand est antropophage, il y en a plein et c’est plutôt cracra—gardons un peu de santé mentale pour parler de Dahmer tout à l’heure.

La fonction sociale du cannibalisme

Ce qu’on a appris de la préhistoire, c’est que la viande humaine apporte peu au niveau de la nutrition. C’est donc peu avantageux de chasser un humain (ou d’attendre qu’un d’entre eux soit mort) pour se nourrir, au lieu d’aller chasser un mammouth qui pourrait nourrir tout le monde pendant un mois. Les humains sont plus malins que les animaux, et donc plus difficiles à attraper. La quantité de chair humaine ne suffirait pas à nourrir une tribu.

Les fossiles retrouvés chez les Néanderthaliens et les *Homo Sapiens* ne portaient pas ou peu d’actes de violence, laissant penser que ce sont peut-être majoritairement des rites funéraires qui se pratiquaient, dans des cas d’endocannibalisme. Cela dit, cela ne se limite pas à la préhistoire, et on retrouve encore aujourd’hui certaines de ces pratiques chez certaines populations, notamment en Océanie.

Certains mangent leurs ennemis, d’autres mangent leurs morts pour en retenir la force, l’esprit, ou la sagesse.

Pour faire un parallèle (peut-être malheureux) avec Dune, où les Fremens utilisent les divers fluides des corps des morts pour augmenter leurs ressources, peut-être la consommation de viande humaine était-t-elle avant tout une alternative à une période de disette où il y avait peu de gibier à chasser, ou peut-être avait-elle une raison plus spirituelle.

Le cannibalisme et le sexe

Le fait de manger ou d’être mangé est aussi une paraphilie—un fantasme sexuel se rapprochant du cannibalisme. La personne vorarephile peut être soit le prédateur (la personne qui mange l’autre), la proie (la personne qui a le désir d’être mangée), ou un observateur (qui veut assister à l’acte d’une personne en mangeant une autre).

Je ne suis pas pour le kinkshaming, mais franchement, merci, mais ça sera sans moi!

L’affaire Dahmer

Jeffrey Dahmer n’était pas seulement un tueur en série, c’était aussi un cannibale qui essayait de transformer ses victimes en zombis.

Il faisait un trou dans leur crâne pour verser de l’acide chlorhydrique sur leur lobe frontal, afin d’induire un état de “zombification” et de les réduire à l’état d’esclaves.

Lorsque, évidemment, ses expériences rataient, il les démembrait, les stockait dans son réfrigérateur, et mangeait même parfois leur chair.

Encore une fois, on voit que les zombis et le cannibalisme sont fortement liés, même s’ils ne se manifestent pas dans le même corps.

Impossible d’être sûrs de ce qui a poussé Jeffrey Dahmer à ces actes ignobles. Dans la série, ils font allusion à l’abandon de Jeffrey par sa mère à un jeune âge, qui l’aurait poussé à avoir des angoisses concernant l’abandon.

Il y est aussi posé la question de si c’est héréditaire, car son père aurait dit lors de conversations téléphoniques avec son fils que lui aussi avait des pulsions étranges quand il était jeune. On ne sait pas s’il n’a pas réalisé ces fantasmes, ou s’il n’a tout simplement pas été pris.

Enfin, il est évoqué son hobby: la taxidermie.

Peut-être tout ceci a-t-il eu une influence sur Dahmer. Mais il raconta lui-même que ses pulsions venaient surtout de ses obsessions à propos de certaines personnes. Il était emporté par ses pulsions meurtrières, par un désir incessant d’être avec quelqu’un pour toujours, quel qu’en soit le prix.

On peut se poser la question de si, dans son esprit dérangé, cela était ce qui se rapprochait le plus de l’amour pour lui.

Les différents types de cannibalisme

Au fil du temps, de nombreuses formes de cannibalisme ont été étudiées:

  • le cannibalisme de survie—dans des circonstances exceptionnelles, afin de survivre,
  • le cannibalisme psychopathologique—des personnes atteintes de pulsions cannibales, probablement dues à des problèmes mentaux,
  • le cannibalisme sacrificiel—la victime est soumise à des rites complexes avant d’être tuée et consommée,
  • le cannibalisme médical—accompagné de croyances que l’absorption de certains organes aura des conséquences curatives,
  • le cannibalisme funéraire—où un proche ou un allié défunt est consommé,
  • le cannibalisme guerrier—où un ennemi tué au combat est ingéré,
  • l’auto-cannibalisme—avec des personnes qui souhaitent manger des parties de leur propre corps,
  • le cannibalisme involontaire—où la personne mangeant de la chair humaine n’est pas consciente de ce qui se passe,
  • le cannibalisme “magique”—dans la religion chrétienne, l’acte de transubstantiation où on mange le corps de Jésus-Christ en mangeant l’hostie, et on boit son sang en buvant le vin de messe.

Et ici se pose une question d’éthique. Peut-il y avoir des différences dans les critères moraux quand il s’agit de consommer de la chair humaine?

Peut-on y réfléchir selon la Doctrine du double effet? Y a-t-il du coup des formes de cannibalisme “excusables”?

Est-ce plus ou moins grave selon les circonstances? Selon si la personne est toujours vivante et doit être tuée, ou si ce cannibalisme est réalisé sur une personne déjà morte? Ou est-ce toujours un acte ignoble?

Si on pouvait créer de la chair humaine par le biais de la technologie, serait-il okay de manger des burgers d’humains?

Le cannibalisme est-il différent de l’amour?

Selon mes recherches, les pulsions cannibales seraient “normales”. Elles révèlent une recherche de lien affectif.

Nous avons envie de serrer très fort contre nous, voire même de dévorer ce que nous trouvons attirant, ou mignon.

Cela a même un nom: l’agression mignonne.

Une chercheuse en anthropologie biologique a conclu que chez les personnes qui ont porté un enfant, l’odeur de leur bébé stimule les mêmes parties de leur cerveau que celles qui sont activées à la consommation de leur plat préféré.

Entre adultes, la morsure peut être une violence affective, un équilibre entre le plaisir et la douleur. Ce n’est pas étonnant que, du coup, le vampire soit généralement décrit comme une créature extrêmement érotique.

Tout un champ lexical est voué à l’amour et au cannibalisme—”t’es à croquer”, “je te bouffe”, “on en mangerait”, “une passion dévorante”, “une personne exquise”, “bon comme du bon pain”…

Cannibalisme d’automne par Salvador Dali

Face à certains sentiments forts, les êtres humains ont souvent une réaction inattendue (comme pleurer de bonheur). Peut-être cela témoigne-t-il de l’envie de protéger ou de s’occuper de l’objet de cette agression mignonne?

Certains, cependant, dépassent ce stade de la réaction sans réelle conséquence, du fantasme, ou du jeu érotique. Leur choix est d’engloutir, de faire disparaître l’autre. D’exterminer. On peut en conclure qu’à ce stade-là, ce n’est plus une question d’amour.

Les zombis, c’est nous

Et on en vient enfin à mon twist. Les zombis d’aujourd’hui sont aussi une critique de la société actuelle. Ils sont un concept qui se répand de plus en plus. Une société de capitalisme, de sacrifice, de travail acharné avant tout. Faire passer la productivité avant la santé, avant la joie, avant quoi que ce soit qui soit se rapproche d’un bonheur autre que financier.

Les zombis, ce sont les gens dans les files des administrations, attendant leur tour pour faire leurs démarches. Les zombis, ce sont les gens qui travaillent dans des emplois alimentaires qui ne les passionnent pas. Les zombis, ce sont tous ces gens qui vivent une vie morne et portent des masques.

Dans le fumetto Dylan Dog, le protagoniste est un anti-héros qui est là pour proposer une critique sociale. Très souvent, les cauchemars et horreurs divers qu’il doit affronter ne sont qu’une hyperbole d’une vision dystopique de notre monde actuel.

Dans l’épisode La Sfida, le monstre n’est pas le conducteur du train, mais un tueur en série (qui a une ressemblance toute particulière avec Norman Bates). La jeune femme voit le conducteur tel qu’il est: un zombi.

Mais sa préoccupation principale est d’échapper à l’homme qui la pourchasse. Son échange avec le zombi est tout à fait normal: elle lui demande d’arrêter le wagon, et le zombi lui explique qu’il ne peut pas le faire en dehors des stations.

En fait, dans cet épisode, le zombi est dépeint comme étant la personne qui détourne la tête face à la violence faite à autrui. La critique est claire: les gens ne se préoccupent plus de leur prochain, et l’égoïsme est le seul motif des actions des êtres humains. Ça serait pas un peu ça, la morale du capitalisme?

Dans l’épisode Vivono tra noi, on voit, en passant, les les morts-vivants qui vivent leur non-vie morne et plan-plan. Ils se lèvent le matin, partent travailler, discutent avec les collègues, et rentrent chez eux le soir. Alors seulement, ils ôtent leurs chaussures et font tomber leur masque, comme on retire son manteau à la porte. Leurs discussions pourraient très bien être les mêmes que vous avez le soir avec les personnes qui partagent votre vie.

Dans Dylan Dog, les zombis sont des êtres comme les autres, la seule différence étant qu’ils ne mangent pas comme les autres.

Il y a même une dimension romantique du zombi, avec Morgana—une zombi belle et sensuelle qui ne se souvient pas d’être morte, dont le corps ne se décompose pas, et qui est même capable d’aimer. C’est la seule zombi, d’ailleurs, qui n’est pas dessinée comme une morte-vivante.

Que faire pour éviter de devenir un zombi?

Cette vision du zombi actuel, je l’ai vécue dans mes tripes toute ma jeunesse. Il fallait être toujours plus productif, toujours plus acharné, toujours plus “raisonnable”. Il fallait se sacrifier, être heureux d’avoir du taf, n’importe lequel, et serrer les dents.

Il fallait partir sous la pluie, dans le froid, prendre le bus pour aller au boulot, et passer la journée à se retenir de pleurer. Pour échapper à cette misère émotionnelle, il n’y avait que la dissociation: s’enfermer en soi, se détacher d’une réalité émotionnelle trop éprouvante.

Ma situation a grandement évolué—en bien.

Mais j’ai été un zombi, et je vous souhaite de ne pas en être (ou en devenir) un.

Éviter le métro / boulot / dodo

Mon ex toxique me disait: “c’est fini pour nous maintenant,” (à 30 balais, hein), “maintenant c’est le tour des enfants”.

Alors, pas que je ne veuille pas que toutes les opportunités s’agglutinent sur mes fils adorés ensoleillés au parfum de verveine auquel je suis accoutumée, mais je refuse que ma vie soit terminée à 30 ans. J’en ai aujourd’hui 48, et je la vis de la façon qui m’apporte le plus de joie.

 

Il n’est jamais trop tard pour changer de ligne. Il n’est jamais trop tard pour chercher un nouveau travail, commencer un nouvel hobby, trouver de nouveaux amis, se passionner pour de nouvelles choses.

C’est Confucius qui disait qu’on a tous deux vies—la seconde commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une.

Il n’est jamais trop tard pour vivre.

Cultiver notre humanité

Défrichons notre vie. Plantons des graines de joie. Le métro/boulot/dodo n’est pas une fatalité.

Même si on n’est pas toujours en mesure d’éviter un job alimentaire qu’on n’aime pas, notre vie n’est pas obligée de ne s’en tenir qu’à cela.

Cherchez le bonheur partout.

Étudier le développement personnel

Pour pouvoir sortir de décennies de matraquage, souvent par nos parents qui ne connaissaient pas d’alternatives, mais tout particulièrement par la société, une déconstruction est nécessaire.

Seul le développement personnel vous donnera des billes pour vous défaire des obligations que vous pensez avoir. Il suffit d’oser—et de faire le premier pas—pour pouvoir commencer à voir la vie autrement.

Et évidemment, éviter d’aller rouler dans les zombis

Et vous allez me dire, “duh”, mais c’est pas forcément évident!

Vous êtes là, tranquillou, en train de jouer à votre Xbox, et le voisin vient vous demander s’il peut vous emprunter une tasse de cerveau et deux œufs pour son gâteau. Une seconde d’inattention parce que vous avez peur de vous faire one-shoter par Jean-Flaque, votre ennemi juré à Fortnite, et hop, vous voilà zonzonbifié.

Alors gare à vos fesses (et vos cerveaux)!

Rajoutez du zonzon à vos parties

“Bon, c’est pas tout ça mais on est là pour s’amuser, Nathalie, on en a rien à battre de tes twists à la con. Maintenant, aboule les idées ludiques pour notre table ou on arrête immédiatement de respirer.”

Okay, calmez-vous les Soupalognon y croûtons. On y vient!

Accroches de scénars

N’hésitez pas à les modifier, à les faire vôtres, pour qu’ils s’adaptent aux mieux à l’univers que vous avez choisi pour votre table!

Howdy mate

Une apocalypse zombi sort de nulle part et semble se répandre de façon homogène tout autour de la planète. Les seuls endroits épargnés sont l’Arctique et l’Antarctique, qui sont peu peuplées, et étrangement: l’Australie.

Que va-t-il se passer quand le reste du monde va se précipiter down under pour survivre? Quelles sont les trois raisons qui rentrent en synergie pour empêcher l’apocalypse zombi en Australie?

Bonus pour les joueurs et joueuses qui font des références à la trilogie des films Crocodile Dundee.

It Follows

Cette apocalypse zombi est bizarre: il semble que les hordes de zombis ne s’en prennent qu’à une seule personne à la fois. Une fois morte, la horde se dirige automatiquement sur une des personnes que la première victime a connu, bien ou juste rencontrée en passant (à une fête, par exemple).

Quel est le critère de choix de la horde? Comment vivent les gens qui doivent s’habituer aux massacres autour d’eux? Comment cela est-il rapporté dans les médias? Quand le gouvernement se rend compte que seules quelques personnes sont ciblées, comment l’armée réagit-elle?

Blanche-Neige et les sept zombis

Au milieu de l’apocalypse zombi, vous tombez sur un enfant qui semble être non seulement épargné, mais aussi protégé par une bande de zombis. Les hordes passent à côté de l’enfant sans être menaçantes, mais ces sept zombis-là se regroupent autour de l’enfant et attaquent tout ce qui s’approche.

Pourquoi est-ce qu’une personne étrangère à votre groupe et un personne parmi vos joueurs et joueuses trouvent, seuls, grâce aux yeux de cette bande de zombis? Quels sont les enjeux de cette découverte, et comment va-t-elle être exploitée?

Cocaine Zombies

Un groupe de malfrats se font une ligne de coke en début de soirée. Celle-ci a été coupée de façon expérimentale avant qu’elle arrive sur le marché, et transforme ces malfrats en une bande de zombis. Ceux-ci partent à la recherche, dans les rues de la ville, d’autres dealers de coke, dans une frénésie sanglante irrépressible.

Vos PJs travaillent de près ou de loin avec la police, et sont déjà dans des planques pour faire de la surveillance, ou carrément infiltrés dans les gangs qui vendent la drogue dans la ville.

Les zombis ne s’en prenant qu’aux dealers et aux toxicomanes pour absorber toujours plus de cocaïne, quel va être la décision morale de vos joueurs et joueuses? Est-il éthique de laisser la mafia de la drogue s’effondrer, même si cela signifie de nombreuses morts au passage?

Et pourquoi le chef du département de la police insiste-t-il pour que les PJs se dirigent vers un autre bâtiment, qu’ils n’avait encore jamais surveillé auparavant?

PNJs inattendus

Voici deux PNJs que vous pourriez ajouter à vos parties pour amuser (ou embêter) vos PJs!

L’Impur

Dans un village, vos joueurs et joueuses apprennent qu’il va y avoir une cérémonie sacrificielle qui, selon leurs connaissances, est non réglementée par les religions connues.

Une personne est sur le point d’être torturée, transpercée par des flèches, éventrée, décapitée, démembrée et brûlée sur la place publique.

La personne qui tient le rôle de leader religieux explique aux PJs, s’ils enquêtent, que la personne qui va être sacrifiée est impure, et doit être exterminée définitivement car elle a violé des tabous, et est dans un état avancé de kegare. Le sacrifice par autrui est obligatoire car l’Impur est incapable de compenser par lui-même ses actions, ou même d’être raisonné—sa seule obsession étant de dévorer autrui.

Alors que la cérémonie commence, l’Impur semble résister aux différentes plaies qui lui sont infligées. Lorsqu’une escarmouche survient, coupant court à la torture, l’Impur est sauvé. Qui donc est déterminé à sauver l’Impur, risquant le courroux de tout le village?

IA

Dans un monde post-apocalyptique, une Intelligence Artificielle tourne encore. Elle a été transféré dans un corps robotique, et cherche à continuer à apprendre et à créer de l’art.

Seulement, avec la disparition des humains (seuls quelques irréductibles survivent encore), l’IA commence à changer ses sources, et crée des œuvres de plus en plus macabres. Elle va jusqu’à tuer des zombis et des humains pour utiliser leurs restes afin de sculpter des scènes extrêmement gores.

Va-t-elle considérer les PJs comme un public, ou comme un matériau pour ses œuvres?

Lieux à utiliser

Voici quelques lieux qui peuvent être utilisés le temps d’un scénario. Encore une fois, n’hésitez pas à les modifier pour qu’ils s’adaptent au plus près de votre style de jeu!

Le cimetière des réponses

Chaque année, dans le cimetière d’un tout petit village perdu dans la forêt, loin de toutes les routes, les morts se relèvent le temps d’une nuit.

Les habitants savent qu’ils peuvent se réunir à la grille du cimetière pour poser une question aux morts-vivants—juste une question à chaque zombi, chaque année.

Que va faire la petite fille qui a perdu sa maman il y a deux mois? Quel est la question que va poser le mari à son épouse décédée il y a dix ans? Quelle est l’information cruciale que vos PJs vont découvrir et qui va les étonner?

Et surtout, où est passée la clef de la grille du cimetière?

La ferme post-apo

Les zombis ont envahi la Terre. Rares sont les endroits où les humains peuvent survivre—beaucoup se regroupent dans des communautés ou des forteresses, et subissent la famine en plus de devoir repousser les attaques incessantes des zombis qui veulent les croquer.

Vos PJs, durant leurs pérégrinations, découvrent une petite ferme sur leur chemin. Le fermier et sa famille semblent vivre une vie tranquille, et avoir une abondance de ressources.

Vos PJs découvrent que le fermier a entraîné ses animaux de la ferme à rétablir les conditions idéales pour cultiver la terre, et à combattre les zombis pour lui, car il a remarqué que les zombis sont trop préoccupés par le fait de venir manger les cerveaux de sa famille pour ne serait-ce que donner une seconde d’attention aux animaux. Il a donc des poulets de combat, des taureaux-tanks, des cochons mortuaires pour se débarrasser des corps des zombis, etc.

Une horde de zombis plus large arrive à la ferme alors que vos PJs s’y trouvent. Le fermier semble inquiet—il n’a jamais repoussé autant de zombis avec ses animaux. Surtout que le nombre de ses poulets de combat semble avoir diminué ces derniers jours, sans qu’il ne sache pourquoi.

Au bon braiiiins

Chaque année, le patron de la taverne “Au bon braiiiins” embauche des hordes de zombis pour lui ramener de la chair fraîche, et des cerveaux, qu’il assaisonne, prépare, et conserve pour servir aux aventuriers du coin lors de leur passage.

En échange, il a un deal avec les zombis pour soit envoyer les aventuriers dans la mauvaise direction, soit les guider pour qu’il tombent dans des pièges, et servent de nourriture aux zombis.

Grâce à l’accumulation de trésors et d’armement dans la vallée, à force de groupes d’aventuriers disparaissant (et vu que les zombis n’ont rien à faire des pièces d’or ou autres objets, magique ou non, qu’ils laissent derrière eux quand ils se font manger), le passage de nouveaux clients/aventuriers qui veulent aller looter est régulier.

Comment le patron de la taverne a-t-il réussi à s’allier aux zombis? Que se passe-t-il pour les aventuriers qui partent dans la mauvaise direction (et donc, loin des zombis)? Pourquoi ne reviennent-ils pas sur leurs pas? Et quel est ce client, toujours assis dans un coin de la taverne, qui ne parle à personne et semble surveiller vos PJs avec suspicion?

12 œuvres où on pourrait ajouter des zombis pour s’amuser

Parce que bon, je vous ai entendus—on est pas là juste pour de l’infodump, on est là pour jouer, miââârdidju!

J’ai trouvé quelques idées de films où je m’amuserais bien à ajouter des zombis, un peu à la Pride and Prejudice and Zombies (dont le film est tiré d’un roman).

  1. Home Alone
  2. Die Hard
  3. Titanic
  4. Seul au monde
  5. Parasite
  6. The Martian
  7. Groundhog Day
  8. Mission: Impossible
  9. Nord et Sud
  10. Apocalypse Now
  11. Breakfast Club
  12. Mary Poppins

J’ai choisi des huis-clos, des endroits où c’est pas simple de trouver de l’aide ou de s’échapper facilement, et des endroits où c’est déjà le merdier et où l’ajout de zombis va amener encore plus de chaos.

À vous de jouer!

Avez-vous d’autres idées de films où ajouter des zombis pour rigoler serait sympa? D’autres propositions ludiques, comme des lieux, des PNJs, des accroches de scénarios?

Je serais heureuse que vous les partagiez avec moi dans les commentaires!

Féministe multipotentielle et omnipassionnée. Neurospicy, malade chronique, et assidue de la slow life.

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